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o sonhador não se vai acordar4Systématisme III offre le
poème
3mais oui, mais tu as raison, mais éteins la ma folie, ou mets la moi en face à face, si tu l'oses, moi je la jette au feu, qu'elle fasse des braises pour ceux qui viendront au hasard, je la noierai même s'il le faut, tu sais, rien ne m'effraie plus aujourd'hui, non, rien qui ne vienne m'interrompre si à la fin je suis à toi, comme tu es mienne, car je ne sais que rester en dehors, au plus proche des choses ou dans le crépuscule de la main, tout contre toi, à côté, là, dans le souffle et sous le poids de l'ombre, comme prêt à échouer, parmi les odeurs rances du souvenir et les diatribes à écourter, oui, de grâce, fais, mais fais que ce soit rapide, et sans apostrophe, je me suffis déjà bien assez à moi-même, alors à deux, tu penses bien, il faudrait me l'offrir le courage, et puisqu'on en est à citer, j'aimerai te dire que de toute manière il y a bien longtemps que de battre mon coeur s'est arrêté, 2mais avec quels mots seulement pourrai-je encore continuer à dire
maintenant que tous me semblent tellement usés, à force de traverser
cette bouche ; à la longue ils me fatigueraient, s'ils continuaient
sans cesse à revenir, à me tourner la langue, que d'ailleurs je me suis
asséché d'un soleil entier qui s'inclinait, mais qui penchait tant et
si bien qu'il finit par ne plus rien éclairer du tout, une lumière rase
et refroidie, au plus près du sol et de la terre, comme perdue dans les
mains du silence, une vacance pour l'étoile presque, ou pour le moins
une décision de la rendre, de la laisser au plus offrant, une manière
comme une autre de lui intimer de s'en aller, voilà, qu'elle me laisse
dans ma solitude dorénavant, qu'elle me préserve d'elle, qu'elle
disparaisse, ou qu'elle se taise, à jamais, et que je puisse demeurer
l'analphabète, le verso du poème, l'oublié, ou alors qu'elle me mange,
définitivement, que nous n'en parlions plus, le temps de s'interrompre
au beau milieu de l'autre, le nocturne, celui qu'on attendait plus, à
portée de vue pourtant, à quelques encablures de la démence ; 1traverser la peur atravessar o medoJe
ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est la
petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur.
Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle
sera passée, je tournerai mon oeil intérieur sur mon chemin. Et là où
elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi. Eu não temerei. O medo é o assassino da mente. O medo é a pequena morte que traz a total obliteração. Eu enfrentarei o meu medo, permitirei que ele passe sobre mim e através de mim. E quando haver passado, voltarei meu olhar interior para ver sua trilha. Para onde o medo se foi, não haverá nada. Só eu restarei. traverser le corps de la peur atravessar o corpo do medoJe
ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est la
petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur.
Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle
sera passée, je tournerai mon oeil intérieur sur mon chemin. Et là où
elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi. Eu não temerei. O medo é o assassino da mente. O medo é a pequena morte que traz a total obliteração. Eu enfrentarei o meu medo, permitirei que ele passe sobre mim e através de mim. E quando haver passado, voltarei meu olhar interior para ver sua trilha. Para onde o medo se foi, não haverá nada. Só eu restarei. traverser la traversée atravessar a travessiaJe
ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est la
petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur.
Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle
sera passée, je tournerai mon oeil intérieur sur mon chemin. Et là où
elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi. (Frank Herbert, Dune) Eu não temerei. O medo é o assassino da mente. O medo é a pequena morte que traz a total obliteração. Eu enfrentarei o meu medo, permitirei que ele passe sobre mim e através de mim. E quando haver passado, voltarei meu olhar interior para ver sua trilha. Para onde o medo se foi, não haverá nada. Só eu restarei. (Frank Herbert, Dune) se traverser soi-même atravessar-se si próprio.0o sonhador tem de acordar sou eu um sonhador o sonhador tem de acordar irmão inteiro de mãe ! és tu !? um sonhador o sonhador tem de acordar menina (c)amarada da "dégringolade" ! és tu !? uma sonhadora o sonhador tem de acordar irmãos de ambiente ! são vocês !? uns sonhadores o sonhador tem de acordar (c)amarada de letras ! és tu !? uma sonhadora o sonhador tem de acordar petit bérurier ! és tu !? um sonhador o sonhador tem de acordar fadista eléctrico ! és tu !? um sonhador o sonhador tem de acordar Arturo ! és tu !? um sonhador o sonhador tem de acordar irmão no poema ! és tu !? um sonhador o sonhador tem de acordar loucos sem arma de fogo ! são vocês !? uns sonhadores o sonhador tem de acordar o Timtim de Almirante Reis ! és tu !? um sonhador o sonhador tem de acordar amarada poeta ! és tu !? um sonhador o sonhador tem de acordar CQFD ! são vocês !? uns sonhadores -1É uma fotografia do pai. Olho-a, hoje ; o pai não está na fotografia. É uma fotografia minha, alguns minutos de vida ; estou sobre a barriga da mãe. É uma fotografia do pai. Olho-a, hoje ; o pai não está mesmo na fotografia. É uma fotografia minha, alguns minutos de vida ; estou sobre a barriga da mãe, e há a sombra do pai em toda a volta. É uma fotografia da sombra do pai. Olho-a, hoje ; olho para a fotografia da sombra do pai. É uma fotografia minha, alguns minutos de vida ; estou sobre a barriga da mãe, a fotografia está mal centrada, o rosto da mãe não aparece lá, e há a sombra do pai em toda a volta. Há dez minutos que olho para a fotografia tirada pelo pai, com trinta anos nessa altura, dez minutos após o meu nascimento. Olho para a fotografia do meu nascimento, invadida pela sombra do pai, desertada pela mãe. Olho para essa fotografia, hoje, dia dos meus trinta anos. Olho para os trinta anos do meu pai que não aparecem na fotografia, mas em toda a volta. Há dez minutos que tento lembrar-me do meu décimo minuto de vida a partir de uma fotografia invadida pelo pai, desertada pela mãe. Nessa fotografia, o meu outro eu veria só eu, aquele que tem dificuldades para se ver lá. Um outro do qual eu poderia tirar-me uma fotografia olhando para a fotografia do seu nascimento, tirada pela sombra invasora do pai, desertada pela mãe. Será a fotografia de uma lembrança que se procura, que se recusa a ela própria. Será a fotografia da minha sombra, ou a sombra da minha fotografia. Um outro no qual eu poderia debruçar-me e fazer pesar a sombra. Será eu à sombra da memória que cresce. É uma fotografia minha sobre a barriga da mãe, tirada pelo pai, no dia do nascimento. Olho-a. Ela foi posta numa moldura. A moldura fora guardada numa caixa. A fotografia está inclinada, o rosto da mãe não aparece lá, a sombra do pai invade-a. Acho que já vi essa fotografia. Não consigo lembrar-me disso. Lembro-me da sombra do pai. Lembro-me da ausência da mãe. Não consigo saber se já vi essa fotografia. Debruço-me. É uma fotografia minha sobre a barriga da mãe, tirada pelo pai, no dia do nascimento. Alguém me tira uma fotografia olhando para a fotografia do meu nascimento. Alguém olha para a fotografia que está a tirar da sombra da minha mémoria. Estou à sombra da memória que cresce. Estou na fotografia. É uma fotografia minha. ________ C’est une photographie du père. Je la regarde, aujourd’hui, le père n’est pas sur la photographie. C’est une photographie de moi, âgé de quelques minutes, je suis sur le ventre de la mère. C’est une photographie du père. Je la regarde, aujourd’hui ; le père n’est pas vraiment sur la photographie. C’est une photographie de moi, âgé de quelques minutes, je suis sur le ventre de la mère, et tout autour il y a l’ombre du père. C’est une photographie de l’ombre du père. Je la regarde, aujourd’hui ; je regarde la photographie de l’ombre du père. C’est une photographie de moi, âgé de quelques minutes, je suis sur le ventre de la mère, la photographie est mal cadrée, le visage de la mère n’y apparaît pas, et tout autour, il y a l’ombre du père. Il y a dix minutes que je regarde la photographie prise dix minutes après ma naissance par le père alors âgé de trente ans. Je regarde la photographie de ma naissance, envahie par l’ombre du père, désertée par la mère. Je regarde cette photographie, aujourd’hui, jour de mes trente ans. Je regarde les trente ans de mon père qui ne sont pas sur la photographie, mais tout autour. Il y a dix minutes que je cherche à me souvenir de la dixième minute de ma vie, à partir d’une photographie envahie par le père, désertée par la mère. Sur cette photographie, un autre de moi ne verrait que moi, qui a du mal à s’y voir. Un autre que moi pourrait prendre une photographie de moi regardant la photographie de sa naissance prise par l’ombre envahissante du père, désertée par la mère. Ce serait la photographie d’un souvenir qui se cherche, qui se refuse à lui-même. Ce serait la photographie de mon ombre, ou l’ombre de ma photographie. Un autre que moi pourrait se pencher et faire peser l’ombre. Ce serait moi à l’ombre de la mémoire qui s’agrandit. C’est une photographie de moi sur le ventre de la mère, prise par le père le jour de la naissance. Je la regarde. Elle a été mise dans un cadre. Le cadre avait été rangé dans une boîte. La photographie penche, le visage de la mère n’y apparaît pas, l’ombre du père l’envahie. Je pense que j’ai déjà vu cette photographie. Je n’arrive pas à m’en souvenir. Je me souviens de l’ombre du père. Je me souviens de l’absence de la mère. Je n’arrive pas à savoir si j’ai déjà vu cette photographie. Je penche. C’est une photographie de moi sur le ventre de la mère, prise par le père le jour de la naissance. Quelqu’un prend une photographie de moi regardant la photographie de ma naissance. Quelqu’un regarde la photographie qu’il prend de l’ombre de ma mémoire. Je suis à l’ombre de la mémoire qui s’agrandit. Je suis sur la photographie. C'est une photographie de moi. -2flash spécial ismael les 5 de mon enfance : - Voyage au centre de la terre de Jules Verne - Paroles de Jacques Prévert - Tintin (tous les albums) - La Louve et le Gitan de Günther Feustel - La Guerre des boutons de Louis Pergaud (et pour finir : Pif Gadget, bien sur !!!) les 5 que je lirai et relirai encore : - Albert Camus - Montaigne - Cheikh Hamidou Kane - Frank Herbert - John Fante les 5 poètes : - Arthur Rimbaud - Eugénio de Andrade - René Char - Robert Desnos - Henri Michaux - Adonis (je sais ça fait 6, mais j’arrivais pas à trancher !) les 5 que je ne lirai plus : - Charles Bukowski - Mme de La Fayette - Yves Bonnefoy - Calixthe Beyala - les 5 auxquels je me refuse : - Michel Houellebecq - Frédéric Beigbeder - Jean d’Ormesson - BHL - Christine Angot les 5 que je n’ai pas lus mais que j’aimerais lire : - dixit n°5 - Don Quichote, de Cervantes - Les Misérables, de Hugo - Ulysse, de Joyce - Os Lusiados, de Camões - Voyage au bout de la nuit, de Céline les 5 que j’emporterai sur une île déserte : - Belle du seigneur, de Cohen, parce que c’est un bon pavé ! - Don Quichote, parce que ce sera l’occasion de le lire... - Les Essais, de Montaigne, parce qu’il le vaut bien ! - Tortilla Flat, de Steinbeck, parce que c’est tordant de rire - O Livro do Desassossego, de Pessoa et Os Lusiados, car tant qu’à être au milieu des eaux... (mais aussi : un atlas, un dico de langue française, un livre d’histoire, un dico des mythes, et un dico de portugais) (mais aussi, Les Liaisons dangereuses, Les Confessions, Zadig, Madame Bovary, Le Horla, Une Saison en Enfer, Les Chants de Maldoror, A la recherche du temps perdu, Le Cahier d’un retour au pays natal, En attendant Godot, puis, Ask the Dust (Demande à la poussière), Bandini et Mon Chien Stupide, Farenheit 451, Fragments d’un discours amoureux, La Trilogie New Yorkaise, Kitchen, L’Elu,... et j’en oublie beaucoup !) |
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